Édition 2026 · Douze mois, août 2025 – juillet 2026
Observatoire de la love room en France
Il n'existe aucune statistique publique sur les love rooms. Ces chambres équipées, louées à la nuit par de très petits exploitants, n'entrent dans aucune nomenclature de l'hôtellerie et ne font l'objet d'aucun recensement.
Cet observatoire s'appuie sur plusieurs milliers de réservations réelles, enregistrées partout en France sur douze mois complets, du 1er août 2025 au 31 juillet 2026. Il décrit un comportement d'achat, pas un parc : quand les clients réservent, combien de temps à l'avance, pour combien de nuits, quel jour ils arrivent, et dans quelle proportion ils annulent.
Quatre résultats structurent l'ensemble. Le séjour dure une nuit dans 87 % des cas. Il se réserve huit jours avant l'arrivée, en médiane. Six arrivées sur dix ont lieu un vendredi ou un samedi. Et une seule date, le 14 février, reçoit dix-huit fois le nombre d'arrivées d'un jour ordinaire de la même saison.

- Panel
- Plusieurs milliers de réservations
- Période
- 1er août 2025 – 31 juillet 2026
- Durée
- 12 mois complets
- Adresses
- Plus de 1 600
- Communes
- Un millier
Chapitre 1 · Le calendrier
Une seule date domine l'année
Le 14 février reçoit dix-huit fois le nombre d'arrivées d'un jour ordinaire de la même saison. C'est le jour le plus chargé de la période, et il l'était déjà l'année précédente.
La date déborde sur ses voisines, mais pas symétriquement. Le 13 février pèse 7,7 fois un jour ordinaire, le 15 février 2,2 fois. En 2026, le 14 février tombait un samedi : la veille était donc un vendredi, le lendemain un dimanche, et l'écart entre les deux suit celui qu'on observe toute l'année entre ces deux jours.
Les fêtes de fin d'année donnent l'image inverse. Le 24 décembre enregistre deux fois moins d'arrivées qu'un jour ordinaire, le 25 décembre un tiers de moins. Seul le 31 décembre dépasse nettement la normale, à 3,8 fois.
Source : Observatoire de la love room, WeekendLove
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| Date | Multiple | Arrivées |
|---|---|---|
| 14 février | ×18,0 | 134 |
| 13 février | ×7,7 | 58 |
| 31 décembre | ×3,8 | 26 |
| 1er mai | ×2,9 | 23 |
| 1er janvier | ×2,3 | 16 |
| 15 février | ×2,2 | 16 |
| 25 décembre | ×0,7 | 5 |
| 24 décembre | ×0,5 | 4 |
Février se remplit pendant le mois de janvier
Le panel grandit d'un mois sur l'autre, ce qui interdit de comparer directement les volumes bruts : juillet dépasserait septembre pour la seule raison qu'il vient onze mois plus tard. La figure 2 donne donc un indice, où 1,00 représente le niveau moyen de la période une fois cette croissance retirée.
Février domine largement, à 2,15. Août suit à 1,72. À l'autre bout, mars tombe à 0,80 et juin à 0,85. Les autres mois se tiennent entre 0,96 et 1,12, soit une année plate ponctuée de deux sommets.
Janvier, à 1,08, ne se distingue pas par ses arrivées. Il se distingue par ses réservations : parmi celles prises en janvier, 50,7 % concernent un séjour de février et 41,3 % un séjour de janvier. Le remplissage de février se joue pendant le mois de janvier.
Le sommet d'août est de nature différente. Le séjour y dure une nuit dans 86,5 % des cas, comme le reste de l'année, mais la part de clients résidant en France y descend à 92,7 %, contre 96,8 % sur l'ensemble de la période.
Source : Observatoire de la love room, WeekendLove
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| Mois | Arrivées / jour | Indice |
|---|---|---|
| août | 10,55 | 1,72 |
| sept. | 6,30 | 1,00 |
| oct. | 6,26 | 0,96 |
| nov. | 6,43 | 0,96 |
| déc. | 7,65 | 1,11 |
| janv. | 7,68 | 1,08 |
| févr. | 15,68 | 2,15 |
| mars | 6,00 | 0,80 |
| avr. | 8,67 | 1,12 |
| mai | 8,87 | 1,12 |
| juin | 6,97 | 0,85 |
| juil. | 8,90 | 1,06 |
Chapitre 2 · L'heure et l'appareil
Le quart de soirée fait un quart des réservations
L'heure de pointe est 21 heures, avec 7,5 % des réservations de la journée. C'est la seule heure à dépasser 7 %. Le creux se situe à 4 heures du matin, à 0,4 %.
La tranche de 20 heures à minuit rassemble 26,1 % du volume quotidien. Les huit heures allant de 1 heure à 9 heures en rassemblent 13,0 %. Par ailleurs, 76,8 % des réservations sont prises depuis un téléphone, application et navigateur mobile confondus.
Le délai avant l'arrivée diffère selon l'heure à laquelle la réservation est prise. Réservée entre 20 heures et minuit, une nuit est occupée onze jours plus tard en médiane, et 15,0 % de ces réservations portent sur le lendemain ou le jour même. Réservée entre midi et 18 heures, elle est occupée sept jours plus tard, et 24,1 % portent sur le lendemain ou le jour même.
Source : Observatoire de la love room, WeekendLove
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| Heure | Part |
|---|---|
| 00 h | 2,83 % |
| 01 h | 1,63 % |
| 02 h | 0,87 % |
| 03 h | 0,73 % |
| 04 h | 0,40 % |
| 05 h | 0,43 % |
| 06 h | 0,53 % |
| 07 h | 1,80 % |
| 08 h | 2,30 % |
| 09 h | 4,29 % |
| 10 h | 4,26 % |
| 11 h | 5,02 % |
| 12 h | 4,99 % |
| 13 h | 5,79 % |
| 14 h | 6,06 % |
| 15 h | 6,52 % |
| 16 h | 5,89 % |
| 17 h | 6,19 % |
| 18 h | 6,76 % |
| 19 h | 6,59 % |
| 20 h | 6,92 % |
| 21 h | 7,49 % |
| 22 h | 6,62 % |
| 23 h | 5,09 % |
Chapitre 3 · La durée et le délai
Une nuit, réservée huit jours avant
Le séjour dure une nuit dans 87,3 % des cas, deux nuits dans 10,3 %, trois nuits ou plus dans 2,4 %. La moyenne s'établit à 1,17 nuit par séjour : une chambre louée cent nuits dans l'année reçoit donc environ quatre-vingt-six arrivées distinctes.
Durée des séjours. Rose : une nuit. Bleu : deux nuits. Gris : trois nuits et plus (2,2 %).
Le délai entre la réservation et l'arrivée est de huit jours en médiane. Près de la moitié des réservations, 48,3 %, sont prises dans les sept jours qui précèdent l'arrivée. Une sur cinq est prise la veille ou le jour même, dont 12,4 % le jour même. À l'autre extrémité, 17,9 % des réservations sont prises plus d'un mois à l'avance.
Chapitre 4 · Les annulations
Le taux d'annulation croît avec le délai
Le taux d'annulation moyen s'établit à 15,9 %. Il varie fortement selon le délai de réservation, et cette variation est régulière : le taux progresse à chaque tranche, sans palier ni rupture.
Une réservation prise la veille ou le jour même est annulée dans 5,6 % des cas. Prise deux à trois jours avant, dans 8,2 %. Puis 10,6 % à une semaine, 15,0 % à deux semaines, 23,1 % à un mois, et 31,2 % au-delà d'un mois.
Rapporté à cent réservations, l'écart se lit ainsi : sur cent réservations prises plus d'un mois à l'avance, environ trente et une ne donneront pas lieu à un séjour. Sur cent réservations prises la veille, six.
Source : Observatoire de la love room, WeekendLove
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| Délai | Taux d'annulation |
|---|---|
| J0 – J1 | 5,6 % |
| 2 – 3 j | 8,2 % |
| 4 – 7 j | 10,6 % |
| 8 – 14 j | 15,0 % |
| 15 – 30 j | 23,1 % |
| plus de 30 j | 31,2 % |
Chapitre 5 · La semaine
Deux nuits portent six arrivées sur dix
Les arrivées se concentrent sur la fin de semaine : 37,0 % le samedi et 24,5 % le vendredi, soit 61,5 % sur deux nuits. Les cinq autres nuits se partagent les 38,5 % restants, ce qui représente moins de 8 % chacune. Le lundi est la nuit la plus faible, à 6,2 %.
Les réservations, elles, se répartissent presque également sur les sept jours de la semaine, entre 11,6 % le samedi et 16,0 % le mercredi. Le jour où le client réserve n'a donc pas de rapport avec le jour où il arrive.
- Jour de réservation
- Jour d'arrivée
Source : Observatoire de la love room, WeekendLove
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| Jour | Réservations | Arrivées |
|---|---|---|
| lundi | 13,6 % | 6,2 % |
| mardi | 15,1 % | 7,1 % |
| mercredi | 16,0 % | 7,2 % |
| jeudi | 14,4 % | 9,1 % |
| vendredi | 15,6 % | 24,5 % |
| samedi | 11,6 % | 37,0 % |
| dimanche | 13,6 % | 8,9 % |
Chapitre 6 · La Saint-Valentin
La date la plus forte est aussi la plus annulée
Les séjours qui arrivent du 13 au 15 février s'écartent du reste du panel sur tous les indicateurs mesurés.
Le délai médian y est de quinze jours, contre huit sur l'ensemble. La part des réservations prises la veille ou le jour même tombe à 12,5 %, contre 20,9 %. Celle des séjours de deux nuits ou plus descend à 5,8 %, contre 12,7 %.
Le taux d'annulation, lui, passe de 15,9 % à 28,8 %. La date qui produit le plus d'arrivées de l'année est donc aussi celle où la proportion de réservations non honorées est la plus élevée.
Ces réservations se prennent tôt : 40,9 % en janvier, 46,6 % en février, et 9,1 % dès décembre.
Le 14 février reçoit dix-huit fois les arrivées d'un jour ordinaire, et près de trois réservations sur dix y sont annulées, contre une sur six le reste de l'année.
Chapitre 7 · Le marché
La demande progresse et reste dispersée
Le volume progresse. Sur les sept premiers mois de l'année, seule comparaison possible entre deux millésimes dans nos données, le panel enregistre 32,0 % de réservations de plus en 2026 qu'en 2025. Ce chiffre décrit la croissance du panel et non celle du marché français : il est donné comme ordre de grandeur.
Une demande qui n'est pas dans les métropoles
Les séjours se répartissent sur un millier de communes, et 78,2 % d'entre eux ont lieu hors des vingt premières. Les dix communes les plus réservées ne totalisent que 14,9 % du volume.
Paris arrive en tête du classement, avec 3,5 % des séjours, devant des villes de taille bien inférieure comme Rouen ou Le Mans.
La clientèle est française à 96,8 %. La Belgique fournit 1,4 % des séjours et la Suisse 0,6 %.
Annexe
Méthode
Le panel. Plusieurs milliers de réservations concernant des adresses situées en France, effectuées par l'intermédiaire d'un réseau de sites de référencement de love rooms. Chaque réservation porte une date et une heure de réservation, des dates d'arrivée et de départ, une adresse, une commune, un statut, un appareil et un pays de résidence. Les doublons entre exports ont été retirés sur le numéro de réservation.
Le choix de la période. L'étude porte sur douze mois complets, du 1er août 2025 au 31 juillet 2026. Ce n'est pas une année civile, et c'est délibéré. Les données disponibles commencent au 1er janvier 2025 en date de réservation : les séjours arrivés en janvier 2025 mais réservés en décembre 2024 en sont absents. La preuve se lit dans le fichier lui-même : aucun séjour arrivé en janvier 2025 n'a été réservé plus de trente jours à l'avance, contre 17,9 % sur l'ensemble. Une étude calée sur l'année civile 2025 aurait donc été fausse à son démarrage. La fenêtre retenue commence sept mois après le début des données et se termine sur un mois entier, ce qui la met à l'abri de ce défaut aux deux extrémités.
Représentativité. Il n'existe aucune base de sondage du parc français de love rooms, donc aucun redressement n'est possible. Ce document décrit un panel large, réparti sur un millier de communes, mais il ne prétend pas à la représentativité statistique.
Durée des séjours. Le nombre de nuits est recalculé comme la différence entre la date de départ et la date d'arrivée. Le champ « durée » fourni par la source vaut zéro pour toute réservation annulée, ce qui fausse la mesure si on le reprend tel quel.
Affluence des dates. Le panel croît d'environ un tiers d'une année sur l'autre. Rapporter une date à la moyenne de la période donnerait donc un résultat qui dépend surtout de l'endroit où cette date se situe dans la série : le même 14 février vaut ×7 sur une fenêtre, ×18 sur une autre. Chaque date est donc rapportée à son niveau de saison, c'est-à-dire à la moyenne des jours ordinaires situés à moins de quarante-cinq jours d'elle, les jours de fête étant exclus de cette référence. Le résultat ne bouge plus que de 7 % quand on fait varier la largeur de la fenêtre de trente à quatre-vingt-dix jours.
Le jour de la semaine des fêtes. Les arrivées se concentrant à 61,5 % sur le vendredi et le samedi, l'affluence d'une date fixe dépend du jour où elle tombe. En 2026, le 14 février tombait un samedi ; en 2025, un vendredi ; en 2027, il tombera un dimanche. Les valeurs des 13 et 15 février ne sont donc pas comparables d'une année sur l'autre.
Saisonnalité mensuelle. Pour la même raison, la figure 2 ne donne pas des volumes bruts mais un indice : le taux d'arrivées quotidien de chaque mois divisé par la tendance de fond de la période, ajustée par régression sur les dix mois hors février et août. La valeur 1,00 correspond au niveau moyen. Les volumes bruts figurent dans le tableau, à titre indicatif.
Ce qui a été écarté. Aucun prix n'est publié : les montants disponibles relèvent d'accords commerciaux et ne sont pas diffusables. Les catégories de bien fournies par la source, du type appartement, hôtel ou villa, ont également été laissées de côté : une même chambre peut y être déclarée sous plusieurs catégories, ce qui rend la répartition inexploitable. Aucune statistique d'équipement n'est publiée non plus : les équipements se déclarent en champs structurés, et ces champs ne figurent pas dans les données de réservation exploitées ici.
Un seul cycle. Chaque mois et chaque date n'est observé qu'une fois. Les résultats sont donc indicatifs, et seront confirmés ou corrigés par l'édition suivante, qui portera sur l'année civile 2026 et permettra la première comparaison entre deux périodes de même durée.
Citer cet observatoire
Les données sont libres de reprise, y compris à des fins commerciales, à une seule condition : citer la source et faire un lien vers weekendlove.fr. Chiffres, figures et tableaux peuvent être reproduits tels quels ; les tableaux de chaque figure se déplient sous le graphique correspondant.
Mention à reprendre : Observatoire de la love room en France, édition 2026, WeekendLove.
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Les chiffres de cette page décrivent le comportement d'achat de vos clients : durée du séjour, délai de réservation, jour d'arrivée et taux d'annulation selon l'anticipation. Ils sont mis à jour une fois par an.
Données libres de reprise, citation obligatoire. Toute reprise de ces chiffres doit citer l'Observatoire de la love room en France, WeekendLove, et faire un lien vers weekendlove.fr.